CLEIO a 20 ans: les moments forts de notre histoire

Rédigé par Caroline

Publié le 09 septembre 2026

Modifié le 09 septembre 2026

En 2005, Alexis Bilodeau et Christian Thiffault, deux ingénieurs de Trois-Rivières fraîchement sortis de l’université, ont une idée: développer un thermostat connecté, piloté depuis une application.
L’appareil a bel et bien vu le jour. Il est même devenu un standard dans les maisons six ans plus tard, mais… développé par quelqu’un d’autre.

Rapidement, Alexis et Christian se sont rendus compte qu’ils manquaient de ressources pour développer et commercialiser un produit eux-mêmes. Alors ils ont réfléchi et ils ont fait un choix déterminant. Plutôt que de miser sur un produit, ils allaient miser sur leur savoir-faire. Ils aideront d’autres entreprises à transformer leurs idées en produits.

Voici comment est née CLEIO.
Depuis, plus de 300 clients leur ont confié plus de 2500 projets, et plus de la moitié d’entre eux se situent aux États-Unis.

Pour parvenir à ce résultat, les deux cofondateurs et leur premier employé ont su faire les bons choix au bon moment. Retour sur vingt ans d’histoire, jalon par jalon.

Les choix qui ont marqué l’histoire de CLEIO

Vingt ans dans la vie d’une entreprise, ce sont quelques coups durs dont on apprend, beaucoup de bons coups qui font avancer, et des décisions qui donnent le ton pour la suite. En voici quatre qui ont changé le cours de notre histoire.

Miser sur le développement de produit

Dans les premières années, CLEIO a exploré la fabrication. Tout se faisait à la main, l’assemblage comme l’infrastructure autour.
« On a eu une phase où on voulait faire la production aussi. On avait deux personnes dans un garde-robe qui faisaient de l’assemblage. Ça n’a pas duré longtemps. »

Jean-François Lemire
VP de l'ingénierie chez CLEIO

L’équipe a vite appris ce que la production exige vraiment : acheter le matériel, prévoir les commandes, gérer le flux sortant, payer un ERP. Avec des marges faibles et une concurrence forte, la question s’est posée nettement : fallait-il investir massivement dans ce deuxième métier ou concentrer les moyens sur le premier? CLEIO a choisi le développement de produit, et a amélioré sa façon de faire jusqu’à mettre au point sa propre méthode.

Son nom? IDEAL: cinq phases, de l’immersion au lancement, que suivent tous les projets. Chacune a ses objectifs et ses livrables, si bien que le client sait à tout moment où en est son produit.

L’assemblage, lui, est revenu, mais à sa juste place. Nos équipes assemblent aujourd’hui les prototypes et les petites séries : trois, dix, parfois soixante unités. De quoi mener un essai clinique ou convaincre un investisseur sans basculer tout de suite en grande production. Et pour les grandes séries, nous collaborons avec des partenaires exceptionnels, en accompagnant le transfert jusqu’au bout.

Réunir toutes les disciplines sous un même toit

En 2011, CLEIO maîtrise déjà l’ingénierie électronique et le développement logiciel. Le design industriel et l’ingénierie mécanique, eux, passent encore par un partenaire externe.

Deux ans plus tard, les deux expertises sont internalisées. Nous sommes en 2013 et le modèle intégré cesse d’être une intention et devient une réalité: design, mécanique, électronique et logiciel sont réunies désormais sous un même toit.

Aujourd’hui, CLEIO offre huit expertises différentes pour couvrir tous les aspects du développement de produit. Dans un projet, elles opèrent en parallèle sous la coordination d’un ingénieur système. Chaque équipe apporte sa perspective sur le même problème. Cette vision à 360 degrés permet d’anticiper les obstacles et de réfléchir ensemble à des solutions audacieuses.

Une seule équipe autour de la table, dès les premières décisions. C’est encore ce qui fait notre force.

Parier sur les technologies médicales

Jusqu’en 2011, CLEIO touche à tout : transport, industriel, commercial, produits de consommation. Techniquement, l’équipe suit. Commercialement, c’est autre chose. Développer des affaires dans tous ces domaines demande d’être partout à la fois, alors que chaque marché a ses propres événements, ses propres décideurs et son propre langage.

Il a fallu trancher. Quels sont les marchés les plus innovants? Où se fait l’impartition? Qu’est-ce qui s’aligne avec nos valeurs? Ce sont les technologies médicales qui ont été choisies pour leur impact positif et leur dimension stimulante.

Donner la priorité à ses valeurs, c’est le genre de décision qui engage une entreprise pour vingt ans.
« Les technologies médicales, on les a choisies car on avait du plaisir dans le projet qu’on était en train de faire, puis c’était un alignement sur nos valeurs d’impact positif. »

Alexis Bilodeau
PDG et cofondateur

Le pari s’est progressivement révélé être le bon. En 2020, le développement de dispositifs médicaux représente déjà la majorité de notre volume d’affaires. La même année, notre système de gestion de la qualité obtient la certification ISO 13485 qui atteste que nous respectons les exigences réglementaires du secteur des technologies médicales.

Aujourd’hui, les technologies médicales structurent notre façon de travailler. La gestion des risques, les normes applicables, et les exigences réglementaires sont prises en considération dans les projets dès les premières décisions.

Investir dans la structure avant d'avancer plus loin

Avec l’arrivée de nouveaux experts, les bureaux doublent de superficie deux fois. L’entreprise grandit vite. En 2015, le magazine L’actualité la classe 8e de son palmarès des 20 firmes en expansion au Québec, avec une croissance de 1 465 % sur cinq ans.

Au sommet de cette courbe, l’équipe fait pourtant un choix inattendu. Elle met la croissance en pause pour bâtir l’organisation qui allait pouvoir la soutenir. Qui est responsable de quoi? Comment tout se structure? Ce sont des questions auxquelles il fallait prendre le temps d’apporter des réponses pour pouvoir continuer d’avancer sur des bases solides.

« On s’est rendus jusqu’à autour de 4 millions de dollars de revenus super rapidement. Après ça, on a fait un plateau pour être capables d’absorber cette nouvelle organisation-là, qui était vraiment très différente de celle qui faisait en bas d’un million de revenus. »

Alexis Bilodeau
PDG et cofondateur

Ce réflexe est resté. Fin 2022, CLEIO investissait 300 000 $ en amélioration continue. Le résultat? Un bureau de gestion de projet, une équipe d’ingénierie système, une matrice claire des rôles et responsabilités, et une planification des ressources humaines à long terme. Ce sont ces fondations solides qui nous permettent aujourd’hui de mener plusieurs projets d’envergure en même temps.

Ce qui n'a pas changé depuis le début

Si l’entreprise s’est profondément transformée depuis 2005, l’état d’esprit et la motivation qui font l’essence même de CLEIO n’ont pas bougé.

Tenir ses engagements de bout en bout

Le développement de produit est difficile techniquement, et tout autant humainement. Il implique beaucoup de parties prenantes, beaucoup de relations à entretenir, et un travail dont le résultat est souvent lié directement au sort du client. Chez une start-up, c’est évident. Dans une grande entreprise, ce sont des carrières et des postes qui reposent sur la réussite du projet. Dans les deux cas, quelqu’un compte sur nous.

« Dans beaucoup de cas, le travail qu’on va faire est intrinsèquement lié avec le succès ou l’échec, et parfois même la vie ou la mort de nos clients comme entreprise. C’est toujours quelque chose qu’on a pris vraiment beaucoup à cœur. On n’a jamais laissé tomber personne. »

Alexis Bilodeau
PDG et cofondateur

Aux débuts, cet engagement était plus que palpable. Jean-François Lemire, premier employé et aujourd’hui vice-président de l’ingénierie se souvient des « nuits blanches qu’on a passées à dormir à terre dans le lab, parce qu’on devait rendre un livrable dans quelques heures, et qu’on se réveillait à tour de rôle pour aller finir le calcul que l’autre avait commencé. Je ne serais plus capable de faire ça, mais j’ai été content de passer par là avec cette gang. »

Ce qui en reste, c’est l’habitude d’aller jusqu’au bout, même quand les obstacles arrivent tard dans le projet.

Prendre soin de nos gens

Chez CLEIO, le télétravail et les horaires flexibles n’ont pas attendu la pandémie. Le bien-être au travail, nous le prenons au sérieux, car le développement de produit demande beaucoup à ceux qui le font.
Ces engagements demandent quelqu’un pour les porter. Depuis 2019, un poste dédié à la culture veille à ce que ça reste une priorité. Il fallait aussi un lieu propice aux rassemblements: la maison de Trois-Rivières ouvre la même année, et sa grande cuisine accueille encore le déjeuner du lundi matin. Puis sont venus les 5 à 7, les activités d’équipe et les défis sportifs, des moments de connexion très attendus.

Au-delà de ces rendez-vous, d’autres mesures nous tiennent à cœur : faciliter la conciliation entre le travail et la vie personnelle, ou encourager la déconnexion. Elles ont d’ailleurs permis à CLEIO de recevoir le sceau Concilivi en 2024.

Mises ensemble, ces pratiques font de notre culture l’une de nos plus grandes forces. C’est ce qui donne envie de venir travailler chez CLEIO, puis d’y rester.

Mettre en valeur le savoir-faire québécois

Avec CLEIO, Christian Thiffault n’a pas démarré une entreprise pour démarrer une entreprise. Ce qu’il voulait faire, c’était de la conception. À l’époque, localement, il n’y avait pas cette possibilité. Il se souvient que les centres de recherche et développement de la région fermaient les uns après les autres.
« Je rêvais de faire de la conception quand j’étais étudiant. Aujourd’hui, pouvoir offrir une place où les gens peuvent en faire, ce type d’emploi-là localement au Québec, pour moi c’est une fierté. On n’a pas besoin de s’expatrier dans la Silicon Valley pour aller faire ça. »

Christian Thiffault
Directeur de l'amélioration continue et cofondateur

Ce constat est encore valable aujourd’hui. Le Québec forme des designers industriels, des ingénieurs mécaniques et des spécialistes du logiciel embarqué, et il faut des entreprises capables de leur confier des projets à la hauteur de leur formation. CLEIO en fait partie.

Le savoir-faire se construit ici, et ce sont des clients de partout en Amérique du Nord qui viennent le chercher.

CLEIO aujourd'hui et comment l'horizon se dessine

L’histoire de CLEIO ne s’arrête pas à ses premières années. Depuis 2005, les clients ont changé, les exigences du secteur aussi. L’entreprise dû s’adapter en choisissant où mettre ses moyens et à quel rythme grandir.

Plus de la moitié des projets en Amérique du Nord

En 2018, le marché québécois était déjà bien couvert par CLEIO. « On avait pas mal pénétré le marché local, autant qu’on pouvait, au Québec. On était comme à saturation. Si on voulait pouvoir continuer de grandir comme entreprise, ça passait forcément par un autre marché », explique Alexis Bilodeau. C’est celui de l’Amérique du Nord qui a été choisi, pour sa taille et ses opportunités.

Aujourd’hui, plus de la moitié de nos projets sont à l’extérieur du Québec, et une partie de notre équipe commerciale est basée aux États-Unis.

Des clients plus exigeants et des projets complexes

Les clients d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’il y a cinq ans, et sont à des années-lumière de ceux d’il y a dix ans. Les projets sont plus complexes, les organisations plus sophistiquées.

Aux États-Unis, nos clients ont accès à énormément d’expertise dans leur environnement, et leurs attentes sont, par conséquent, élevées. Nous adaptons nos méthodes et notre expertise en continu pour être à la hauteur. C’est une bonne nouvelle car l’exigence du client participe à tirer l’organisation vers le haut.

« Nous sommes une entreprise en évolution, comme on va être une entreprise en évolution dans 5 ans aussi, mais pour d’autres raisons. »

Alexis Bilodeau
PDG et confondateur

L’évolution, c’est un terme qui décrit bien ce que vit l’organisation depuis vingt ans, qui va « d’adaptation en adaptation », comme le résume Jean-François Lemire.

Ce que les cinq prochaines années laissent entrevoir

Pour les cinq prochaines années, les objectifs sont clairs et sans prétention. Faire évoluer notre expertise. Maîtriser les technologies qui deviendront nécessaires aux dispositifs médicaux de demain. Grandir, mais avec contrôle, pour prendre des projets plus grands et plus complexes.

Côté marché, l’Amérique du Nord reste prioritaire, avec un œil sur l’Europe.
Notre stratégie est toujours la même : se donner les moyens avant d’aller chercher des projets plus ambitieux.
Vingt ans plus tard, c’est cette capacité à faire les bons choix au bon moment qui permet de comprendre la trajectoire de CLEIO.

Ce beau parcours, on le doit aussi aux 300 clients qui nous ont confié plus de 2500 projets, et à toute notre équipe qui, depuis le début, s’investit avec la même ferveur pour concevoir des produits qui comptent, ensemble.

L’histoire de CLEIO, de 2005 à aujourd’hui

AnnéeMoment fort
2005Création de BT Solution par Alexis et Christian.
2007Incorporation, premier bureau à Trois-Rivières, première embauche, et première identité de marque sous le nom de NOVO Electronique.
2010L’équipe passe de 8 à 16 personnes.
2011Les technologies médicales deviennent le marché principal.
2013Internalisation du design industriel et de l’ingénierie mécanique et ouverture d’un 2e bureau à Laval dans la région de Montréal. L’équipe compte 30 personnes.
2015NOVO se classe 8e au palmarès des 20 entreprises en expansion au Québec de «L'actualité», avec une croissance de 1 465 % sur cinq ans.
2017Prix régional de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour le projet OxyNov.
2018Début du développement du marché américain.
2019Création de la Maison de NOVO à Trois-Rivières, devenue la Maison de CLEIO.
2020Notre système de gestion de la qualité est certifié ISO 13485 pour le développement de dispositifs médicaux.
2021Ouverture d’un 3e bureau à Montréal.
2023À l’occasion d’un rebranding complet, NOVO change de nom et devient CLEIO.
2025Les équipes de Laval et Montréal se regroupent sous un même toit.

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